Actualités
Vous avez certainement entendu cette triste information : un attentat déjoué à Casablanca, le 2 mars dans un cybercafé. Le problème est toujours le même : les extrémistes de tout poil recrutent dans les couches les plus pauvres de la population. A Casablanca particulièrement, la périphérie de la ville est occupée par les bidonvilles : des milliers de personnes, souvent immigrées des campagnes lors des grandes sécheresses des années 80 ; Depuis l’avènement au trône du Roi Mohamed VI, un grand effort de relogement est entrepris mais il faudra des années pour résorber ce fléau, sans compter les problèmes de scolarité et de travail.
En attendant, se profilent les élections législatives avec un multipartisme qui englobe des partis religieux dits « modérés… ». S’engouffrent dans cette brèche des tendances beaucoup plus radicales (et non autorisées), récupérées ou organisées par la branche Al Quaïda du Maghreb.
Les « barbus » s’affichent (mais attention la dangerosité n’est pas automatiquement mesurable à la longueur de la barbe, certains fous, imberbes, passent inaperçus….), la Gendarmerie Royale comme les services secrets sont sur les dents. Les arrestations se succèdent mais qui peut vraiment savoir si ces « coups de filets » sont réellement efficaces ou de simples gages de sécurité pour les investisseurs étrangers et les touristes ?
Notre peuple berbère n’est pas touché par ce fléau, tout du moins dans les zones rurales. Leur forte identité les protège encore des dérives islamiques, mais jusqu’à quand ?
RACINES comme toutes les associations de développement oeuvrant au Maroc a, plus que jamais, dans ce contexte, un rôle humble mais essentiel à jouer : en aidant à la scolarisation, en tentant de soulager la pauvreté et en encourageant les initiatives d’ouverture à l’autre, notre association contribue, à sa mesure, à la lutte contre toute forme de folie totalitaire. »
La Présidente, Catherine LEMARECHAL